M. Egron

M. Egron, pouvez-vous nous partager l’histoire de votre Château ?
A l’origine mes grands-parents et mes parents étaient viticulteurs mais lorsque la crise est arrivée mes parents ont commencé à vendre des parcelles. A cette époque j’étais pompier à Paris mais cela m’a fait mal au cœur de les voir vendre. Nous avons donc décidé avec ma femme de venir nous installer dans la région et de devenir viticulteurs en plus de nos métiers. Nous nous sommes installés en 2006 avec 8 hectares en fermage et c’est en 2009 que nous avons demandé la dénomination Château. Habitant dans le lieu-dit Gardès, nous avons décidé d’appeler le Château « Château Le Gardes ». A l’époque nous étions en conventionnel et c’est en 2011 que nous avons commencé notre conversion en viticulture biologique. Notre première récolte a donc été entièrement bio en 2014. Aujourd’hui je suis avec ma femme à la tête de 31 hectares que nous gérons en plus de nos métiers à temps plein.

Pourquoi s’être converti à l’Agriculture Biologique ?
Nous nous sommes convertis en Agriculture Biologique par conviction. Ce n’est pas tous les jours facile puisque cela demande beaucoup plus de travail et d’observation. Tout mon temps de libre est consacré au vignoble. J’y suis énormément attaché et ma femme aussi !

Vous êtes en cave coopérative, pour quelles raisons ?
Nous ne voyons que des avantages à être en cave coopérative. Etre double actif est déjà compliqué, je ne me voyais pas, et ma femme non plus, m’occuper de la vinification et de la commercialisation. La cave nous aide également pour certains emprunts qu’elle peut nous faire à taux 0. Nous étions à l’origine à la cave de Romagne et nous sommes aujourd’hui très contents d’avoir fusionné avec la cave de Rauzan. Cela nous a permis d’être plus forts.

Vous êtes dans notre région ?
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